Une rentrée sous pression
Mis à jour le 29.08.25
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Dès lundi, les personnels des écoles vont retrouver leurs élèves et leurs collègues. Des personnels qui portent à bout de bras une école publique fortement mise à mal.
La rentrée scolaire va avoir lieu dans un contexte politique très incertain. Les dernières annonces du premier ministre laissent présager un changement de gouvernement prochain, ce qui entraînerait la nomination d’un·e septième ministre de l’Education nationale en trois ans !
Changement de ministre ne signifie pas changement de politique. Pour la troisième année, le primaire rend des postes indispensables au bon fonctionnement des écoles. Cela se traduit par plus de 2 000 fermetures de classes.
Le budget prévu pour le ministère ne peut rester en l’état. Au contraire, la baisse démographique doit permettre de faire fonctionner l’école différemment et d’améliorer les conditions d'apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels au sein d’une école réellement inclusive.
L’école doit réduire les inégalités et permettre à tou·tes les élèves d'y trouver leur place et de s’émanciper. Pour cela, la baisse des effectifs par classe est une priorité. Elle doit s’accompagner de postes de remplaçant⋅es, d’enseignant⋅es spécialisé⋅es et des moyens de former tous les personnels qui ont notamment à mettre en œuvre le programme d’éducation à la vie affective et relationnelle et le plan filles et maths à et cette rentrée.
Les personnels attendent aussi une augmentation de salaire et une amélioration des carrières. Et la création d’un corps de fonctionnaire pour les AESH. A l'opposé de l’année blanche annoncée… et des annonces de rentrée de la ministre !
Pour ces raisons, la FSU-SNUipp continue de maintenir la pression. Seule la mobilisation permettra d’obtenir d’autres choix pour l’école.