Une préoccupation internationale de santé publique
Mis à jour le 20.03.26
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Prendre des décisions constructives, faire preuve d’empathie, reconnaître ses émotions... font partie des compétences psychosociales, issues du monde médical.
Afin de promouvoir la santé globale et de prévenir les conduites à risque des individus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) promeut depuis 1990 le développement de « compétences de vie ». Cette volonté politique se déploie maintenant en France avec le lancement en 2022 d’un programme de développement de ces compétences renommées compétences psychosociales (CPS). Ce programme visant les jeunes de 3 à 25 ans est porté par les ministères de la Santé et de l’Éducation nationale.
Définies par Santé publique France comme « un ensemble de compétences psychologiques ... qui permettent de maintenir un état de bien-être psychique », elles se déclinent en trois catégories. Les compétences cognitives impliquent des activités mentales et concernent les capacités de maîtrise de soi et de prise de décisions. Les compétences sociales, liées aux comportements relationnels, mettent en jeu les aptitudes à communiquer et à développer des relations constructives et apaisées.
Enfin, les compétences émotionnelles, en impliquant des processus affectifs, ont à voir avec les capacités à conscientiser et à réguler ses émotions. Selon l’agence de santé française, de nombreuses études démontrent que ces habiletés concourent à l’amélioration de l’autonomisation, du pouvoir d’agir, des relations à soi et aux autres. Ce qui favoriserait les apprentissages.
A lire également dans ce dossier :
- Le conflit en jeu : reportage en maternelle à Rivarennes où les élèves apprennent à identifier leurs émotions
- “CPS, y a-t-il nécessité à les évaluer?” : 3 questions à Laurence Caumont, maîtresse de conférence en sciences de l’éducation
- Au quotidien à St-Julien : reportage avec des élèves de CM1/CM2 qui travaillent les compétences psychosociales en coopérant
- “Les compétences psychosociales ne sont pas des savoirs objectifs” : interview de Denis Paget, ancien membre du conseil supérieur des programmes et professeur de lettres.