Violences Sexistes et Sexuelles, il y a urgence !
Mis à jour le 12.06.26
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Chaque jour, des femmes et des enfants sont victimes de violences sexistes et sexuelles (VSS), des vies sont brisées. Le meurtre de Lyhanna nous rappelle à cette terrible réalité.
Face à ce fléau systémique, la FSU-SNUipp, avec la FSU, dénonce l'impuissance de l'action publique, le manque de moyens et l'absence de volonté politique qui laissent les victimes sans protection ni justice. L'heure n'est plus aux dispositifs fragmentés : il faut une réponse systémique ambitieuse qui articule prévention, protection, accompagnement, réparation et sanction.
La France doit enfin adopter la loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants portée par plus de 150 associations, ONG et syndicats et par une centaine de parlementaires. et débloquer les 3 milliards d'euros nécessaires pour la financer.
Une rupture doit avoir lieu entre les politiques austéritaires menées depuis plusieurs années et les ambitions de notre société.L’École joue un rôle déterminant dans la prévention des VSS.
La FSU-SNUipp porte des exigences fortes auprès du ministère de l'Éducation Nationale :
- Généralisation effective de l'EVAR/S (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle) qui est un levier majeur pour lutter contre les stéréotypes, promouvoir l'égalité et faire connaître leurs droits aux enfants.
- Formation ambitieuse et généralisée pour tous les personnels afin de renforcer leur capacité à repérer les élèves victimes et à les orienter vers des professionnels qualifiés.
- Création massive de postes pour garantir la présence d'une équipe pluriprofessionnelle complète dans chaque établissement (assistant‧es de service social, psychologues et infirmières de l'Éducation Nationale).
Les moyens doivent également être mis du côté de la chaîne judiciaire et policière. Actuellement, près de 94% des plaintes déposées par les femmes et de 70% de celles déposées pour violences sexuelles faites aux enfants sont classées sans suite. Ce taux élevé envoie un message d'impunité et de déni aux victimes. L'urgence est donc d'engager un plan de recrutement massif de magistrat‧es formé‧es sur les VSS. La France en compte 2,3 fois moins que la moyenne européenne. Enfin, des moyens doivent être mis en place pour éradiquer les violences sexistes et sexuelles au travail (VSST) et les violences intrafamiliales (VIF).
La FSU-SNUipp, avec la FSU, revendique :
- L'abrogation de la journée de carence pour toutes les victimes de VIF et de VSST.
- La garantie de 12 à 14 jours d'Autorisations Spéciales d'Absence (ASA) pour les démarches sociales, de santé et juridiques inhérentes à ces violences.
La FSU-SNUipp, avec la FSU, exige la relance pleine et entière de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) et la mise en œuvre effective de ses 82 préconisations. Elle dénonce aussi l'inaction du gouvernement concernant les plateformes en ligne qui diffusent et hébergent des contenus de violences masculines et sexuelles.
Il est grand temps que la protection des femmes et des enfants devienne une priorité nationale dotée des moyens nécessaires et inscrite dans la durée.
La FSU-SNUipp appelle à participer aux mobilisations initiées par la Fondation des femmes et ses 150 partenaires tous les lundis et à faire du samedi 4 juillet un temps fort de notre détermination syndicale et féministe.